(Diacona 2013 : pélerinage à Lourdes du 8 au 11 mai)

 

 

Diaconia2013

 

Nous sommes un groupe d’une soixantaine d’acteurs en mission ouvrière,  prêtres, religieuses, diacres et laïcs, qui a travaillé pendant deux années sur « SERVIR LA FRATERNITE EN MILIEUX POPULAIRES ». Voilà ce qui nous a paru important de transmettre  pour DIACONIA 2013.

Au-delà du « service du frère » et des relations interpersonnelles, il nous semble que le « service de la fraternité » comporte une dimension collective et politique qu’il ne faudrait pas oublier.

  • Regarder d’abord les situations qui mettent en cause la fraternité.
  • S’interroger et agir sur les causes, et pas seulement les conséquences.
  • Etre attentif au service de la fraternité qui est déjà vécu, aussi bien dans les gestes quotidiens que dans les engagements collectifs.
  • Changer de regard sur certaines catégories de personnes mal jugées et sur les mutations de la société  pour en discerner le sens.
  • Promouvoir des lois pour l’homme, au service du désir de vie des hommes.

Il nous semble important d’accueillir le service de la fraternité vécu dans la sécularité, c’est-à-dire dans la société, et pas seulement dans l’Eglise, dans le cadre des organisations, associations, institutions et lieux de travail… au service des plus petits. Ce sont parfois des écoles de fraternité – interculturelle, intergénérationnelle … – à deux niveaux : d’une part, l’action collective développe une fraternité interne entre ceux qui agissent ; d’autre part, cette action est souvent au service d’une société plus fraternelle en se battant contre les causes de l’exclusion, aux côtés des plus petits.

Dans l’Eglise, plusieurs points mériteraient d’être travaillés :

  • Offrir des lieux de paroles aux sans-voix en étant à la même hauteur qu’eux,
  • Faire découvrir la nécessité et la grandeur du politique.
  • L’importance de la formation : être compétents pour servir.
  • L’importance d’agir avec, et pas seulement pour…
  • Comment rendre davantage visibles les acteurs de la solidarité de telle sorte que l’Eglise n’apparaisse pas seulement comme lieu de culte et d’enseignement ?
  • L’importance de la relecture pour les acteurs de la solidarité avec les plus fragiles.

S’agissant des lieux de parole, nous suggérons une mise en commun des expériences, des conditions à remplir et des moyens à prendre pour permettre aux plus fragiles de prendre effectivement la parole – sur leur vie et sur l’Evangile – et d’apporter ainsi leur contribution propre aux échanges en vue d’une plus grande fraternité. Une confiance réciproque devrait permettre de réduire l’asymétrie qui existe de fait.

 

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Nous soulignons le rôle éducatif des mouvements d’Eglise – Comme l’Actions Catholique des Enfants (ACE), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et l’Action Catholique Ouvrière (ACO) qui sont aussi des mouvements d’éducation populaire, et de la « mission ouvrière » en tant que telle, qui rassemble des partenaires  différents par l’âge et par le statut ecclésial.

Nous soulignons l’importance de la révision de vie comme lieu d’apprentissage de la fraternité qui ne gomme pas les différences d’engagements, de situation sociale ou de sensibilité religieuse, mais qui permet à chacun d’être reconnu, accueilli et encouragé : chacun découvre qu’il a de la valeur, que sa vie est importante, qu’il n’est pas tout seul et qu’il est capable parce qu’il est aimé de Dieu.

Avril 2013

 

Ce texte : Avril_2013_Apport_DIACONIA_Mission_ouvriere_Ile_de_France